{"id":161846,"date":"2023-10-25T14:38:00","date_gmt":"2023-10-25T14:38:00","guid":{"rendered":"https:\/\/socancom100stg.wpenginepowered.com\/arielle-soucy-des-chansons-pour-y-habiter\/"},"modified":"2025-10-25T22:57:52","modified_gmt":"2025-10-25T22:57:52","slug":"arielle-soucy-des-chansons-pour-y-habiter","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/arielle-soucy-des-chansons-pour-y-habiter\/","title":{"rendered":"Arielle Soucy : des chansons pour y habiter"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/www.ariellesoucy.com\/\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-31971\" src=\"https:\/\/uat.socan.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/ArielleSoucy_InStory-199x300.jpg\" alt=\"\" width=\"199\" height=\"300\" \/>Arielle Soucy<\/a> pr\u00e9sente les multiples versions d\u2019elle-m\u00eame sur son premier album complet <a href=\"https:\/\/orcd.co\/arielle_album1\"><em>Il n\u2019y a rien que je ne suis pas<\/em><\/a>. Apr\u00e8s deux EP en anglais, <em>Shame and Waterway<\/em> (2020) et <em>Unresolved Collection <\/em>(2021), son album d\u00e9voile sa plume en fran\u00e7ais, des mots empreints d\u2019une m\u00e9lancolie apaisante qui distille la tristesse dans des r\u00e9flexions profondes, pr\u00each\u00e9es tels des mantras.<\/p>\n<p>L\u2019id\u00e9e pr\u00e9cise du titre de l\u2019album a \u00e9merg\u00e9 dans la t\u00eate d\u2019Arielle Soucy lorsqu\u2019elle a vu un dessin de l\u2019artiste am\u00e9ricain Sister Cody sur Instagram : \u00ab Il pr\u00f4ne cette multitude, cette fa\u00e7on d\u2019\u00eatre plusieurs choses, se souvient-elle. Il a fait <a href=\"https:\/\/www.instagram.com\/p\/CU8mzedpW4z\/?utm_source=ig_web_copy_link\"><strong>un dessin<\/strong><\/a> avec deux personnages qui se parlent. L\u2019un dit <em>Who do you think you are ?<\/em> et l\u2019autre lui r\u00e9pond <em>Who do you think you are not ?<\/em> Je me suis dit que c\u2019\u00e9tait rempli de v\u00e9rit\u00e9. Si tu te permets de juger les autres \u00e0 propos de quelque chose, c\u2019est probablement parce que tu n\u2019acceptes pas que tu portes aussi cela en toi \u00bb, explique-t-elle.<\/p>\n<p>La musique est intervenue dans sa vie d\u00e8s l\u2019\u00e9cole primaire et secondaire o\u00f9 elle a d\u00e9couvert la sc\u00e8ne par la com\u00e9die musicale et les instruments par l\u2019orchestre dans lequel elle jouait de la fl\u00fbte traversi\u00e8re. Puis, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Concordia, en chant classique, elle a peaufin\u00e9 les facettes de sa voix pour la comprendre et la d\u00e9cliner de toutes les mani\u00e8res. \u00ab J\u2019\u00e9tais quand m\u00eame une tannante, rigole-t-elle. J\u2019ai suivi des cours de chant jazz \u00e0 c\u00f4t\u00e9. Je voulais conna\u00eetre la technique classique, mais \u00e7a m\u2019a m\u00e9lang\u00e9e. C\u2019est en finissant l\u2019\u00e9cole et en prenant une pause que tout s\u2019est align\u00e9. \u00bb Une fois dot\u00e9e des outils incontournables, la chanteuse a pu modeler sa propre voix : \u00ab \u00e7a m\u2019a pris du temps, mais tout a \u00e9t\u00e9 pens\u00e9 \u00bb, exprime celle dont la voix se distingue sinc\u00e8rement de ce qu\u2019on a l\u2019habitude d\u2019entendre.<\/p>\n<p>Dans ses textes, l\u2019auteure-compositrice-interpr\u00e8te \u00e9voque les questions les plus immenses: \u00ab Est-ce que je suis vivante ? Est-ce que j\u2019aurai assez de temps ? \u00bb, sur <em>Pardonne-moi<\/em>, \u00ab Papa, sais-tu que c\u2019est moi qui, apr\u00e8s ta mort, a gard\u00e9 ton chat ? Est-ce que je dois croire en Dieu, croire en Dieu, pour que tu sois toujours avec moi ? \u00bb sur <em>\u00c9l\u00e9gie<\/em>. Au-del\u00e0 des questions, il y a aussi toutes les affirmations qui r\u00e9sonnent tels d\u2019immenses doutes qui s\u2019impr\u00e8gnent en nous et nous restent en t\u00eate gr\u00e2ce aux r\u00e9p\u00e9titions : \u00ab I might be loving you &#8211; I can\u2019t be sure, If it\u2019s a game i don\u2019t think I will win \u00bb sur <em>Talk To Me<\/em>, \u00ab Je me prom\u00e8ne un peu d\u00e9lav\u00e9e, un peu perdue dans ma chronologie. Je pense que j\u2019vais jamais \u00eatre \u00e0 tes c\u00f4t\u00e9s \u00bb sur <em>Ottawa<\/em>, \u00ab Enfermez-moi dans une bouteille pour prendre une chose \u00e0 la fois, arrondir la vie de l\u00e9ger et oublier mon nom \u00bb, sur <em>Une chose \u00e0 la fois<\/em>.<\/p>\n<div id=\"attachment_31969\" style=\"width: 760px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=zoFfqPPBhpE\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-31969\" class=\"wp-image-31969 size-full\" src=\"https:\/\/uat.socan.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/ariellesoucy.png\" alt=\"S\u00e9lectionnez l\u2019image pour faire jouer la vid\u00e9o YouTube de la chanson Il n'y a rien que je ne suis pas de Arielle Soucy\" width=\"750\" height=\"402\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-31969\" class=\"wp-caption-text\">S\u00e9lectionnez l\u2019image pour faire jouer la vid\u00e9o YouTube de la chanson Il n&rsquo;y a rien que je ne suis pas de Arielle Soucy<\/p><\/div>\n<p>En plus de m\u00ealer le fran\u00e7ais et l\u2019anglais parmi les chansons de l\u2019album, Arielle jongle avec les deux langues \u00e0 m\u00eame les chansons. C\u2019est le cas, notamment sur la chanson-titre de l\u2019album qui commence en anglais et se poursuit en fran\u00e7ais. \u00ab C\u2019est casse-cou, mais je l\u2019avais commenc\u00e9e en anglais et je trouvais que la phrase<em> There is nothing I am not<\/em> \u00e9tait aussi belle dans les deux langues. Je n\u2019ai pas voulu choisir. \u00bb M\u00eame si elle n\u2019avait pas publi\u00e9 de chanson francophone avant celles de cet album, les gens qui l\u2019avaient d\u00e9j\u00e0 entendue chanter en fran\u00e7ais l\u2019ont pouss\u00e9 \u00e0 le faire encore. \u00ab Pour moi, c\u2019\u00e9tait un d\u00e9fi, mais je me suis dit que pour chaque chanson en anglais, j\u2019en \u00e9crirais une en fran\u00e7ais \u00bb, raconte-t-elle.<\/p>\n<p>Port\u00e9e par la n\u00e9cessit\u00e9 de canaliser des \u00e9motions parfois encore vives, elle reconna\u00eet que la construction de son album a \u00e9t\u00e9 une histoire de laisser-aller. Co-r\u00e9alis\u00e9es avec Alexandre Larin (Larynx), les pi\u00e8ces avaient toutes \u00e9t\u00e9 b\u00e2ties en solo par Arielle Soucy \u00e0 la guitare. \u00ab C\u2019\u00e9tait difficile de laisser quelqu\u2019un entrer, souffle celle qui avait autor\u00e9alis\u00e9 ses deux EP a priori. Alexandre m\u2019a aid\u00e9 \u00e0 pousser mes chansons un peu plus loin. J\u2019avais besoin d\u2019une autre bibitte comme moi qui fait tout en m\u00eame temps. \u00bb<\/p>\n<p>Si certains composent d\u2019abord la musique et d\u2019autres \u00e9crivent les textes en premier, Arielle Soucy, pour sa part, s\u2019int\u00e9resse au sentiment en premier. C\u2019est ainsi une impression, une \u00e9motion, une sensation qui devient le noyau de ce qui sera b\u00e2ti ensuite. \u00ab J\u2019aime \u00e9crire des mots, mais c&rsquo;est plus difficile que la musique pour moi, dit-elle. Les mots compl\u00e8tent le sentiment qui est presque toujours un genre de nostalgie triste-contente. \u00bb L\u2019\u00e9criture automatique est \u00e0 l\u2019origine de plusieurs titres de son album, mais une intense r\u00e9flexion s\u2019est aussi install\u00e9e alors qu\u2019elle a opt\u00e9 pour la machine \u00e0 \u00e9crire. \u00ab Tu tapes des mots et tu ne peux pas les enlever, lance-t-elle. Il y a quelque chose avec la machine qui clarifie ton intention. \u00bb Parmi toutes les chansons de son r\u00e9pertoire, <em>Pardonne-moi<\/em> est la premi\u00e8re qu\u2019elle nomme quand on lui demande ce qu\u2019elle a \u00e9crit de plus important. \u00ab J\u2019en reviens pas de l&rsquo;avoir \u00e9crite, d\u00e9clare-t-elle. \u00c7a parle des pens\u00e9es qui nous envahissent et nous emp\u00eachent d\u2019\u00eatre clairs. Tant que tu n\u2019as pas de clart\u00e9, tu ne peux pas savoir de quoi tu as besoin. \u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 oppos\u00e9e de l\u2019autocensure, elle se met constamment au d\u00e9fi d\u2019\u00e9crire, le matin et le soir, quelques mots dans un cahier, des mots qui pourraient devenir importants a posteriori. \u00ab J\u2019ai compos\u00e9 beaucoup de chansons avec un <em>looper<\/em>, pr\u00e9cise Arielle Soucy. \u00c7a a teint\u00e9 mes chansons. J\u2019aime partir de quelque chose de court, une m\u00e9lodie ou une phrase que j\u2019aime, pour b\u00e2tir dessus ensuite. J\u2019aime les canons, j\u2019aime les harmonies et les <em>riffs <\/em>de basse qui se r\u00e9p\u00e8tent sans arr\u00eat. \u00bb Les textes et la mani\u00e8re de les livrer deviennent ainsi des vases communicants, alors qu\u2019elle vient \u00e0 harmoniser sa propre voix encore et encore comme si elle chantait aux c\u00f4t\u00e9s de nombreuses choristes. De la m\u00eame mani\u00e8re, les mots et les phrases reviennent comme s&rsquo;ils contenaient un message cach\u00e9 qu\u2019on finira par comprendre en y pensant \u00e0 nouveau. Et c\u2019est ainsi que, sans que ce soit pr\u00e9m\u00e9dit\u00e9, les chansons d\u2019Arielle Soucy trouvent leur maison\u00a0; elles nous habitent.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Elle pr\u00e9sente son premier album \u00ab Il n\u2019y a rien que je ne suis pas \u00bb<\/p>\n","protected":false},"author":0,"featured_media":136430,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[1220],"tags":[1483,1268],"class_list":["post-161846","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-entrevues","tag-createur-de-musique","tag-quebec"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/161846","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=161846"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/161846\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/136430"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=161846"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=161846"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=161846"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}