{"id":155214,"date":"2020-02-11T13:41:00","date_gmt":"2020-02-11T13:41:00","guid":{"rendered":"https:\/\/socancom100stg.wpenginepowered.com\/maude-audet-toutes-les-vies-apres-les-morts\/"},"modified":"2020-02-11T13:41:00","modified_gmt":"2020-02-11T13:41:00","slug":"maude-audet-toutes-les-vies-apres-les-morts","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/maude-audet-toutes-les-vies-apres-les-morts\/","title":{"rendered":"Maude Audet : Toutes les vies apr\u00e8s les morts"},"content":{"rendered":"<p>La musique est le choix conscient que <a href=\"https:\/\/www.maudeaudet.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Maude Audet<\/a> a fait il y a dix ans. Son troisi\u00e8me album, <a href=\"https:\/\/smarturl.it\/mourras_pas\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>Tu ne mourras pas<\/em><\/a>, se pr\u00e9sente comme une d\u00e9claration envers le m\u00e9tier qu\u2019elle a choisi et qu\u2019elle a appris. On y trouve aussi l\u2019imp\u00e9ratif de redessiner le portrait du quotidien apr\u00e8s le d\u00e9part de ce qu\u2019on aime. \u00c0 l\u2019image de Boris Vian dans<em> L\u2019\u00c9vad\u00e9<\/em>, Maude Audet lance une demande large et solide au vide: \u00ab Pourvu qu\u2019ils me laissent le temps \u00bb. Le temps de vivre, le temps de ne pas mourir et celui de r\u00e9apprendre \u00e0 s\u2019aimer autrement aussi.<\/p>\n<div style=\"float: left; margin: 0 15px 5px 0;\"><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/kRpP8x3tN2Y\" width=\"550\" height=\"310\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/div>\n<p>Sur la pi\u00e8ce <em>Nos bras l\u00e2ches<\/em>, Maude Audet parle de cet endroit qui n\u2019existe plus et o\u00f9 \u00ab on avait le temps \u00bb. \u00ab Mes nouvelles chansons parlent de ce qui se passe apr\u00e8s que tu n\u2019aies pas r\u00e9ussi, explique Maude. \u00c7a n\u2019a pas march\u00e9, mais t\u2019es pas mort. \u00c7a nous am\u00e8ne \u00e0 une renaissance, \u00e0 un endroit o\u00f9 on n\u2019aurait pas pens\u00e9 \u00eatre. Je parle des deuils, mais pas seulement de la mort; des deuils qu&rsquo;on doit vivre quand on r\u00e9alise qu&rsquo;on n\u2019aura pas la relation qu\u2019on aurait voulue avec quelqu\u2019un.\u00bb<\/p>\n<p>C\u2019est ainsi que la chanson-titre a donn\u00e9 le ton et le sens \u00e0 l\u2019\u0153uvre.\u00a0\u00ab Quand on perd quelqu\u2019un, une fa\u00e7on de le garder vivant, c\u2019est de se rappeler son rire et sa voix. C\u2019est un peu ce que je dis. \u00bb Lors du Festival Coup de c\u0153ur francophone en 2018, Maude avait re\u00e7u une \u00ab carte blanche \u00bb pour \u00e9riger un spectacle multi-\u00e9motionnel avec de nombreux collaborateurs. On y avait entre autres vu son conjoint, l\u2019auteur et com\u00e9dien Fabien Cloutier qui avait livr\u00e9 un touchant texte teint\u00e9 d\u2019humour concernant son p\u00e8re. C\u2019est \u00e0 travers ce regard riv\u00e9 sur ce qu\u2019il reste apr\u00e8s les d\u00e9parts que Maude Audet a donn\u00e9 naissance \u00e0 <em>Tu ne mourras pas<\/em>: \u00ab <em>Et mes r\u00eaves deviendront notre escale une tr\u00eave aux vides des d\u00e9parts. Je saurai me rappeler la douceur de ta voix qui me dit que pleurer m\u2019apaisera.<\/em> \u00bb C\u2019est aussi au c\u0153ur de ces rencontres planifi\u00e9es, mais fortuites, sur la sc\u00e8ne de la Maison de la culture Maisonneuve, que le lien s\u2019est tiss\u00e9 avec Philippe B qui cosigne et interpr\u00e8te avec elle <a href=\"https:\/\/open.spotify.com\/track\/7H97t0LjvMfhU4c5ZzuxrP?si=RyMMpgxGTDmBJWdxaZ_cQg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>Couteau de poche<\/em><\/a>.<\/p>\n<p>Il y a dix ans, Maude prenait la d\u00e9cision de la musique \u00e0 tout prix. Apr\u00e8s une carri\u00e8re de sc\u00e9nographe, c\u2019est \u00ab sur le tard \u00bb qu\u2019elle s\u2019est lanc\u00e9e dans le vide pour prioriser la chanson. \u00ab La sc\u00e9nographie, c\u2019est un m\u00e9tier tr\u00e8s difficile et pr\u00e9caire. J\u2019avais une belle reconnaissance des gens autour de moi, mais je continuais \u00e0 travailler \u00e0 un niveau mod\u00e9r\u00e9. Si j\u2019avais fait des costumes pour Robert Lepage et que j\u2019avais voyag\u00e9 \u00e0 travers le monde, que mes affaires avaient march\u00e9, je n\u2019aurais peut-\u00eatre pas fait ce choix, je ne serais peut-\u00eatre pas aussi heureuse aujourd\u2019hui \u00bb, estime celle qui consid\u00e8re \u00eatre l\u00e0 o\u00f9 il le faut et au bon moment.<\/p>\n<div style=\"float: right; margin: 0 15px 5px 0;\"><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/inLVs1xdolc\" width=\"550\" height=\"310\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/div>\n<p>\u00ab J\u2019ai appris ce m\u00e9tier-l\u00e0 en le faisant et l\u00e0, \u00e7a fait 10 ans, lance l\u2019auteure-compositrice-interpr\u00e8te. Il y a 10 ans, je pouvais \u00e0 peine faire 3-4 accords de guitares. Quand on y pense, c\u2019est un peu fou que j\u2019aie d\u00e9cid\u00e9 de faire \u00e7a. \u00bb Alors que bon nombre d\u2019artistes de la chanson ma\u00eetrisent leur instrument depuis l\u2019\u00e9cole primaire et \u00e9crivent des chansons depuis les premiers <em>talent shows<\/em> scolaires, le d\u00e9part musical de Maude est un saut dans le vide qui venait avec la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019un travail acharn\u00e9 a posteriori. Ce fut la d\u00e9cision d\u2019une femme qui se choisit dans la musique. \u00ab J\u2019ai suivi des cours de chant et j\u2019ai travaill\u00e9 mon jeu de guitare. Ma progression s\u2019entend dans tous les aspects. Mais si je me faisais couper les deux mains demain, je trouverais le moyen de cr\u00e9er encore. Je suis une cr\u00e9atrice avant tout. Tout a \u00e9t\u00e9 faisable, il fallait juste travailler plus fort. \u00bb<\/p>\n<p>L\u2019auteure Erika Soucy accompagne encore une fois Maude dans les sentiers \u00e9motifs que repr\u00e9sentent les textes des chansons. Pour Maude, c\u2019est une constance qui la ram\u00e8ne \u00e0 sa fa\u00e7on de cr\u00e9er lors de la production de <a href=\"https:\/\/open.spotify.com\/album\/0B46PUCUbNH1lJJPVAmJ8s?si=uwl8Fl5CSC2-CR_eAwja_g\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>Comme une odeur de d\u00e9clin<\/em><\/a> (2017). \u00ab C\u2019est une chose qui n\u2019a pas chang\u00e9: un \u0153il ext\u00e9rieur, une plume diff\u00e9rente qui a une belle sensibilit\u00e9, mais qui peut aussi me <em>challenger<\/em>. \u00bb<\/p>\n<p>Son \u00ab d\u00e9sir d\u2019aller vers de la pop orchestrale \u00bb a pouss\u00e9 Maude Audet \u00e0 d\u00e9laisser le c\u00f4t\u00e9 plus <em>grunge <\/em>qu\u2019elle portait. \u00ab C\u2019est une ligne directrice que j\u2019ai toujours aim\u00e9e et Mathieu Charbonneau, mon r\u00e9alisateur, est vraiment l\u00e0-dedans. \u00bb Timbale, gong, flutes, ch\u0153urs, basse et guitares. Maude a esquiss\u00e9 en amont tous les arrangements qui, pour elle, s\u2019\u00e9talent toujours sous ses yeux au m\u00eame moment que le texte. \u00ab Mathieu a mis en partitions pour les autres musiciens, tout ce que j\u2019avais compos\u00e9 parce que \u00e7a me prendrait deux jours \u00e9crire une ligne \u00bb, ricane-t-elle.<\/p>\n<p>L\u2019amour et ses imperfections se placent en acteurs centraux ou en spectateurs dans chacune des pi\u00e8ces et, alors qu\u2019on est encore au d\u00e9but de l\u2019\u0153uvre, <a href=\"https:\/\/open.spotify.com\/track\/7uenJOpm75NHmPPvYRss01?si=Tugc-LeqQtOy5yO7vjnDaw\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>Laura<\/em><\/a>, une chanson arriv\u00e9e \u00ab tout d\u2019un trait \u00bb, nous emballe dans l\u2019amour auquel on donne tous les droits du temps. \u00ab Ce sont des gens, plus avanc\u00e9s en \u00e2ge, qui se permettent de r\u00eaver et d\u2019\u00eatre fous. \u00bb Changer du tout au tout, aimer et apprendre toujours ne sont que quelques-unes des le\u00e7ons que l\u2019on apprendra ici avec Maude Audet.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une facture musicale plus orchestrale sur \u00ab Tu ne mourras pas \u00bb<\/p>\n","protected":false},"author":0,"featured_media":119984,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[97],"tags":[],"class_list":["post-155214","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-non-categorise"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/155214","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=155214"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/155214\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/119984"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=155214"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=155214"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=155214"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}