{"id":152380,"date":"2018-09-20T21:43:25","date_gmt":"2018-09-20T21:43:25","guid":{"rendered":"https:\/\/socancom100stg.wpenginepowered.com\/les-louanges-audacieux-agile-nonchalant\/"},"modified":"2018-09-20T21:43:25","modified_gmt":"2018-09-20T21:43:25","slug":"les-louanges-audacieux-agile-nonchalant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/les-louanges-audacieux-agile-nonchalant\/","title":{"rendered":"Les Louanges: Audacieux, agile, nonchalant"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-11945\" src=\"https:\/\/uat.socan.com\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/LesLouanges_ByJeanFrancoisSauve_InStory.jpg\" alt=\"Les Louanges\" width=\"232\" height=\"350\" \/>Une bande d&rsquo;ados roule en Tercel vert for\u00eat 1996. Tourne en rond. Fume des bats. Spleen de banlieue.<\/p>\n<p>De l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la rive, les lumi\u00e8res des vieux b\u00e2timents de Qu\u00e9bec illuminent la nuit. Depuis L\u00e9vis, la vue est splendide pour un jeune engourdi qui se donne la peine de regarder vers l&rsquo;avant.<\/p>\n<p>Assis si\u00e8ge passager, Vincent Roberge a 18 ans. Il peine \u00e0 terminer son C\u00c9GEP en guitare jazz \u00e0 Sainte-Foy. Ses amis \u00e9coutent Queens of The Stone Age. \u00ab C&rsquo;est rock L\u00e9vis, pr\u00e9cise-t-il. On \u00e9coutait aussi <em>La Caverne<\/em> de Malajube. \u00bb<\/p>\n<p>Or, pour Roberge, la musique est un buffet qui ne se limite pas \u00e0 la distorsion. Le rap avant-gardiste d&rsquo;Odd Futur et les rythmes inventifs de Knxwledge lui ont d\u00e9j\u00e0 s\u00e9duit les tympans. Ses profs lui ont fait conna\u00eetre le groove de Curtis Mayfield ou de Sly and the Family Stone. Les disques de Moby tournaient dans la voiture des parents.<\/p>\n<p>\u00ab <em>Demon Days<\/em> de Gorillaz est le premier disque que je me suis achet\u00e9 avec mon argent. Je devais avoir 10 ou 11 ans. J&rsquo;avais entendu parl\u00e9 de l&rsquo;album \u00e0 Musique Plus. J&rsquo;aimais les personnages dessin\u00e9s sur la pochette. \u00bb<\/p>\n<p>Maintenant jeune adulte install\u00e9 \u00e0 Montr\u00e9al, Vincent Roberge ne pouvait se douter \u00e0 l\u2019\u00e9poque que ce m\u00eame disque de Damon Albarn l&rsquo;accompagnerait douze ans plus tard, alors qu\u2019il finalisait la production de son premier album: <em>La Nuit est une panth\u00e8re<\/em>.<\/p>\n<p>Lanc\u00e9 sous le nom de <a href=\"https:\/\/www.leslouanges.com\/\">Les Louanges<\/a>, \u00ab parce que c&rsquo;est plus myst\u00e9rieux que Vincent Roberge \u00bb, son album d\u00e9tonne dans le paysage musical francophone qu\u00e9b\u00e9cois. Au croisement du jazz, du r&amp;b et des courants urbains modernes, les 14 chansons rappellent l\u2019agilit\u00e9 sensuelle d&rsquo;un Frank Ocean, l\u2019audace surprenante d&rsquo;un Kamasi Washington (saxophone inclus) et la nonchalance attachante d&rsquo;un Thundercat.<\/p>\n<p>\u00ab C&rsquo;est pour \u00e7a que j&rsquo;ai accroch\u00e9 sur la musique de Damon Albarn. Comme moi, c&rsquo;est un blanc-bec qui navigue dans les r\u00e9f\u00e9rences musicales afro-am\u00e9ricaines. D\u00e9barquer de la banlieue blanche de Qu\u00e9bec et s&rsquo;attaquer \u00e0 ce genre de r\u00e9f\u00e9rences m&rsquo;a demand\u00e9 du courage, ou \u00e0 tout le moins de m&rsquo;assumer. M\u00eame chose pour le fait d&rsquo;\u00e9crire des textes en fran\u00e7ais. On est niaiseux avec \u00e7a au Qu\u00e9bec. On parle fran\u00e7ais, on nous apprend \u00e0 ma\u00eetriser la langue pendant des ann\u00e9es, mais on a le r\u00e9flexe d&rsquo;\u00e9crire en anglais quand vient le temps de faire de la musique&#8230;\u00bb<\/p>\n<div style=\"float: left; margin: 0 15px 5px 0;\"><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/cA8q05F50Ow\" width=\"550\" height=\"310\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/div>\n<p>La confiance d&rsquo;\u00e9crire en fran\u00e7ais, Les Louanges l&rsquo;a gagn\u00e9e lors de son passage \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole de la chanson de Granby en 2015, une formation qui l&rsquo;a men\u00e9 jusqu\u2019aux Rencontres de la chanson d\u2019Astaffort fond\u00e9es par Francis Cabrel. Sans rien enlever \u00e0 celui qui a pris sa place dans le trafic, on comprend mal comment une formation en chanson \u00e0 Astaffort a pu nourrir Les Louanges tant son album s&rsquo;\u00e9loigne du folk d&rsquo;auteur-compositeur-interpr\u00e8te. \u00ab Le r\u00e9seau tr\u00e8s chanson qui encadre la rel\u00e8ve musicale d&rsquo;ici est important et n\u00e9cessaire, mais je me suis battu toute ma vie pour ne pas entrer dans le moule folk souvent mou et \u00e9dulcor\u00e9. Pour moi, le plus grand apport de ces ateliers est de m\u2019avoir appris \u00e0 \u00e9crire en fran\u00e7ais. Je me souviens d&rsquo;avoir d\u00e9cortiqu\u00e9 plusieurs textes de Richard Desjardins pour comprendre ce qui faisait leur magie \u00bb, confie celui qui reprend parfois la pi\u00e8ce <em>Se\u00f1orita<\/em> de l&rsquo;Abitibien.<\/p>\n<p>S\u2019ils abordent autant la vie d&rsquo;un ado de L\u00e9vis que celle d&rsquo;un jeune montr\u00e9alais fauch\u00e9, les textes de <em>La Nuit est une panth\u00e8re<\/em> passent d\u2019ambiances imag\u00e9es \u00e0 plus r\u00e9alistes avec panache. D\u00e9cal\u00e9es, les m\u00e9lodies semblent danser sur les compositions impr\u00e9visibles. \u00ab C&rsquo;est pour \u00e7a que je voulais intituler l&rsquo;album <em>La Nuit est une panth\u00e8re<\/em>. Je trouve que \u00e7a d\u00e9crit bien le r\u00e9alisme, mais aussi le c\u00f4t\u00e9 plus wild et surr\u00e9aliste du disque. Et puis j&rsquo;ai trouv\u00e9 une statue de panth\u00e8re noire sur Kijiji pour huit dollars \u00e0 Saint-Hyacinthe. Je me suis dit que c\u2019\u00e9tait un signe, que la statue devait se retrouver sur la pochette du disque. Elle est cool la panth\u00e8re, hein? \u00bb<\/p>\n<p>Oui, mais jamais autant que l&rsquo;excellent disque qu&rsquo;elle habille.<\/p>\n<p>Les Louanges<br \/>\n<em>La Nuit est une panth\u00e8re<br \/>\n<\/em>(Bonsound)<br \/>\nDisponible le 21 septembre<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nouvel album d\u00e9tonne dans le paysage musical qu\u00e9b\u00e9cois<\/p>\n","protected":false},"author":0,"featured_media":116681,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[97],"tags":[],"class_list":["post-152380","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-non-categorise"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/152380","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=152380"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/152380\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/116681"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=152380"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=152380"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=152380"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}