{"id":152091,"date":"2018-02-01T21:32:46","date_gmt":"2018-02-01T21:32:46","guid":{"rendered":"https:\/\/socancom100stg.wpenginepowered.com\/nager-en-eau-libre-avec-milk-bone\/"},"modified":"2018-02-01T21:32:46","modified_gmt":"2018-02-01T21:32:46","slug":"nager-en-eau-libre-avec-milk-bone","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/nager-en-eau-libre-avec-milk-bone\/","title":{"rendered":"Nager en eau libre avec Milk &#038; Bone"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-10309\" src=\"https:\/\/uat.socan.com\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/MilkandBonet_ByLePigeon_InStory.jpg\" alt=\"Milk &amp; Bone\" width=\"400\" height=\"307\" \/>Un peu moins de trois ann\u00e9es ont pass\u00e9 depuis l\u2019arriv\u00e9e immanquable de Laurence Lafond-Beaulne et Camille Poliquin dans la cour des grands. Leur duo <a href=\"https:\/\/milknbone.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Milk &amp; Bone<\/a> fait partie des recettes gagnantes; un amour au premier regard entre leur univers myst\u00e9rieux et le public. Apr\u00e8s <a href=\"https:\/\/itunes.apple.com\/us\/album\/little-mourning-ep\/980139207\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>Little Mournings<\/em><\/a>, elles nous invitent ces jours-ci dans la Baie des D\u00e9ceptions, l\u2019endroit o\u00f9 l\u2019on se rejoint quand on veut remonter la pente en se servant des erreurs du pass\u00e9 pour aller plus loin. Bienvenue \u00e0 <a href=\"https:\/\/itunes.apple.com\/us\/album\/deception-bay\/1324894051\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>Deception Bay<\/em><\/a>.<\/p>\n<p>Je rencontre Laurence et Camille dans un caf\u00e9 montr\u00e9alais o\u00f9 elles rigolent d\u00e9j\u00e0 entre elles \u00e0 mon arriv\u00e9e. \u00ab On se lance en humour \u00bb, plaisante Camille. \u00ab On va faire notre propre premi\u00e8re partie avec notre show d\u2019humour. Camille fait des jokes et moi je ris \u00bb, ajoute Laurence.<\/p>\n<p>M\u00eame si les talents humoristiques des deux musiciennes ne font pas partie des v\u00e9ritables plans de carri\u00e8re du duo, il est fort int\u00e9ressant de constater l\u2019habilet\u00e9 incroyable qui leur permet de chanter des chagrins tout en laissant transpara\u00eetre une intense lumi\u00e8re. \u00ab Tous les textes de nos chansons partent d\u2019\u00e9motions r\u00e9elles. On les \u00e9crit parce qu\u2019on a besoin de les \u00e9crire, mais on a \u00e9cout\u00e9 \u00e9norm\u00e9ment de pop dans notre vie, donc, instinctivement, c\u2019est plus lumineux, comme la pop peut l\u2019\u00eatre, quand on arrive \u00e0 l\u2019\u00e9tape des arrangements \u00bb, explique Camille.<\/p>\n<p><em>You never said why you went away \/ We\u2019ll meet again in Deception Bay \/ You promised you would be here to stay \/ We\u2019ll meet again in Deception Bay<\/em><\/p>\n<p>La chanson-titre de l\u2019album \u00e9voque cet endroit onirique o\u00f9 l\u2019on r\u00e9cup\u00e8re les histoires qui ont mal tourn\u00e9. On y retrouve toute l\u2019esp\u00e9rance qui r\u00e9side dans la perte des instants pr\u00e9cieux. \u00ab <em>Deception Ba<\/em>y, c\u2019est l\u00e0 o\u00f9 tu envoies tout ce qui t\u2019a d\u00e9\u00e7u. C\u2019est un endroit honteux, difficile \u00e0 visiter, mais il est important parce que c\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 lui que tu es plus fort apr\u00e8s, m\u00eame si c\u2019est douloureux \u00bb, image Camille.<\/p>\n<p>\u00ab On \u00e9tait vraiment inqui\u00e8tes par rapport \u00e0 ce titre-l\u00e0, m\u00eame si \u00e7a allait de soi pour nous que l\u2019album devait porter ce nom, ajoute Laurence. On se disait que de mettre le mot d\u00e9ception dans ton titre d\u2019album, c\u2019est un peu comme donner gratuitement la ligne aux critiques qui n\u2019aimeront pas \u00e7a (rires). Mais on esp\u00e8re que les gens y verront davantage l\u2019aspect po\u00e9tique. \u00bb<\/p>\n<p><strong>Le temps des compromis<\/strong><\/p>\n<div style=\"float: left; margin: 0 15px 5px 0;\"><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/dPtyB3OzFnM\" width=\"550\" height=\"310\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/div>\n<p>Travailler en \u00e9quipe exige des sacrifices, c\u2019est vrai dans tous les domaines, mais r\u00e9ussir \u00e0 \u00e9lever une \u0153uvre commune en ayant deux visions plut\u00f4t qu\u2019une, \u00e7a demande une approche particuli\u00e8re du travail. Pour Milk &amp; Bone, il est inutile de chercher \u00e0 trouver le juste milieu entre les deux p\u00f4les, car Camille et Laurence se pr\u00e9sentent comme des \u00e9l\u00e9ments compl\u00e9mentaires.<\/p>\n<p>\u00ab Je pense que, juste de travailler avec quelqu&rsquo;un qui g\u00e8re les choses diff\u00e9remment, \u00e7a m\u2019aide \u00e0 \u00eatre plus sensible aux autres, dit Laurence. Avant de travailler en \u00e9quipe, tu penses toujours que tout le monde travaille exactement comme toi, qu\u2019il n\u2019y a qu\u2019une fa\u00e7on de faire. Camille m\u2019inspire beaucoup et elle me <em>challenge<\/em>. Il y a une grande partie de moi qui se force \u00e0 \u00eatre bonne parce que je veux qu\u2019elle soit contente. \u00bb<\/p>\n<p>Pour Camille, le lien n\u2019est rien de moins que le plus intense de tous : la famille. \u00ab Un chum, une blonde, des meilleurs amis\u2026 ce sont des choses qui peuvent se briser, admet Camille. Nous, on est li\u00e9es par notre projet. C\u2019est vraiment un sentiment d\u2019\u00eatre s\u0153urs. M\u00eame si on se voit dans nos pires moments, on sait qu\u2019on va toujours devoir prendre soin de l\u2019autre. \u00bb \u00ab C\u2019est le genre de relation o\u00f9 tu ne peux pas juste quitter quand \u00e7a va mal. Il faut que tu t\u2019occupes de la situation \u00bb, rench\u00e9rit Laurence.<\/p>\n<div class=\"simplepullquote\">\u00ab\u00a0On avait envie de ne pas s\u2019imposer de limite. Dans la cr\u00e9ation, la seule v\u00e9rit\u00e9, c\u2019est qu\u2019on a le droit de faire ce qu\u2019on veut \u00bb, Camille Poliquin, Milk &amp; Bone<\/div>\n<p><strong>Penser la suite<\/strong><\/p>\n<p>Il y a trois ans, Milk &amp; Bone esquissait un projet sur un canevas tout blanc. Aujourd\u2019hui, le duo d\u00e9tient le sceau d\u2019approbation critique et populaire qui prouve que les deux jeunes femmes ont fait leurs preuves. \u00ab On sait que les gens attendent le nouvel album donc \u00e7a nous motive \u00bb, dit Laurence. \u00ab Si le premier avait moins bien pass\u00e9, on aurait entam\u00e9 la production du deuxi\u00e8me avec un peu plus d\u2019amertume \u00bb, compl\u00e8te son acolyte. \u00ab Au moment o\u00f9 on n\u2019avait encore rien prouv\u00e9, les gens avaient d\u00e9j\u00e0 confiance en nous, se rappelle Laurence. La SOCAN, entre autres, nous a d\u00e9cern\u00e9 son prix R\u00e9v\u00e9lation en 2015. Ils ont vu quelque chose en nous au d\u00e9part, quand on n\u2019\u00e9tait seulement deux jeunes femmes qui d\u00e9cidaient de se lancer. On ne s\u2019attendait vraiment pas \u00e0 \u00eatre autant prises sous leur aile. \u00bb<\/p>\n<p><em>BBBLUE, :\u2019) <\/em>et<em> Tmrw.<\/em> font partie des titres de chansons que l\u2019on retrouve sur <em>Deception Bay<\/em>. De quoi faire sourciller les plus conservateurs et titiller les amateurs de singularit\u00e9. Ici, Milk &amp; Bone repense la forme et fait exploser le cadre. \u00ab Pour le premier album, on a fait les choses en bonne et due forme avec une majuscule au d\u00e9but de chaque mot, mais la v\u00e9rit\u00e9, c\u2019est qu\u2019on ne travaille pas comme \u00e7a, assure Camille. On avait envie de ne pas s\u2019imposer de limite. Dans la cr\u00e9ation, la seule v\u00e9rit\u00e9, c\u2019est qu\u2019on a le droit de faire ce qu\u2019on veut. \u00bb<\/p>\n<p>Plus qu\u2019une abolition du cadre, le duo offre son propre moule : une identit\u00e9 visuelle qui lui est propre et qui permet d\u2019embrasser la musique, de s\u2019y fondre, d\u2019en faire partie. \u00ab Tout est calcul\u00e9, confirme Laurence. On sait qu\u2019il y a beaucoup plus de chance que les gens s\u2019approprient ce qu\u2019on fait s\u2019ils peuvent capter toute la coh\u00e9rence qui entoure la chanson. \u00bb \u00ab Je consomme autant de musique que d\u2019images, compl\u00e8te Camille. Pour moi, \u00e7a va de soi. Et c\u2019est pourquoi, m\u00eame s\u2019il n\u2019y a pas de clip officiel pour chaque chanson, on va cr\u00e9er un visuel pour chacune d\u2019elle pour que les gens puissent se mettre \u00e0 <em>off<\/em> et s\u2019impr\u00e9gner d\u2019une image en \u00e9coutant. On sait que nos chansons vont exister de cette fa\u00e7on, sur YouTube. C\u2019est important pour nous que tout ce qui entoure la consommation de la pi\u00e8ce soit unique. \u00bb<\/p>\n<p><strong>Chez nous, partout<\/strong><\/p>\n<div style=\"float: left; margin: 0 15px 5px 0;\"><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/MP0sLKCAo3o\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/div>\n<p>Le groove \u00e9lectro f\u00e9minin propos\u00e9 par les deux femmes ne plait pas qu\u2019ici et, rapidement, elles ont pu faire voyager leur son. L\u2019exportabilit\u00e9 de la musique, est-ce que \u00e7a se calcule ? \u00ab Je ne le sais pas, avoue Camille. Mais je sais que si on y r\u00e9fl\u00e9chit trop, \u00e7a ne marchera pas. Pour nous, la seule raison qui fait en sorte que \u00e7a parle aux gens, c\u2019est que \u00e7a nous ressemble. Pour rejoindre quelqu\u2019un intimement, il faut que nous-m\u00eames on ressente des affaires. Ce n\u2019est m\u00eame pas une question de chanter en anglais ou pas. \u00bb<\/p>\n<p>Si le deuxi\u00e8me album est souvent celui qui provoque des angoisses de performance aux artistes, ici, la route a \u00e9t\u00e9 moins sinueuse compte tenu de la confiance engendr\u00e9e par le succ\u00e8s du premier effort. \u00ab On voulait prendre tout ce qu\u2019on avait aim\u00e9 du premier album et pousser \u00e7a plus loin \u00bb, dit Camille. \u00ab Mon seul stress est arriv\u00e9 une fois que l\u2019album a \u00e9t\u00e9 compl\u00e8tement fini. Il est devenu, par d\u00e9finition, imparfait parce qu\u2019on ne pouvait plus y toucher. Mais j\u2019ai vraiment h\u00e2te que les gens puissent l\u2019entendre \u00bb, admet Laurence.<\/p>\n<p>Devant leurs claviers et leurs consoles, Camille et Laurence sont en contr\u00f4le. Sachant que le pr\u00e9jug\u00e9 de la \u00ab chanteuse qui ne sait que chanter \u00bb est bien vivant dans le monde de la musique, elles ont choisi d\u2019attaquer la tourn\u00e9e encore une fois, que toutes les deux. \u00ab On s\u2019est toujours entour\u00e9es de gens vraiment respectueux donc dans le <em>day to day<\/em>, on ne sent pas cette pression-l\u00e0, mais on trouvait que \u00e7a avait plus de sens de d\u00e9fendre \u00e0 deux notre musique qu\u2019on fait \u00e0 deux. \u00bb<\/p>\n<p>Complices et pleines d\u2019assurances, Camille Poliquin et Laurence Lafond-Beaulne nous font voguer sur leur baie jamais d\u00e9cevante. On y rencontre des voix fortes qui savent guider la peine vers des eaux plus calmes. \u00ab On est vraiment devenues de meilleures musiciennes depuis le premier album, affirme Laurence. On a \u00e9volu\u00e9. \u00bb \u00ab On est solides et, m\u00eame si j\u2019ai d\u00e9j\u00e0 dout\u00e9 du fait d\u2019\u00eatre bonne dans mon m\u00e9tier, l\u00e0, j\u2019ai le sentiment que je peux me permettre d\u2019\u00eatre <em>whatever the fuck I am<\/em>. \u00bb C\u2019est dit. Et c\u2019est vrai.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un deuxi\u00e8me album qui ne d\u00e9cevra pas<\/p>\n","protected":false},"author":0,"featured_media":152092,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[97],"tags":[],"class_list":["post-152091","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-non-categorise"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/152091","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=152091"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/152091\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/152092"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=152091"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=152091"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=152091"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}