{"id":151587,"date":"2016-08-18T13:23:41","date_gmt":"2016-08-18T13:23:41","guid":{"rendered":"https:\/\/socancom100stg.wpenginepowered.com\/classiques-de-la-socan-nimporte-quoi-terre-promise-pousse-par-le-vent-et-marie-stone-1994\/"},"modified":"2016-08-18T13:23:41","modified_gmt":"2016-08-18T13:23:41","slug":"classiques-de-la-socan-nimporte-quoi-terre-promise-pousse-par-le-vent-et-marie-stone-1994","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/classiques-de-la-socan-nimporte-quoi-terre-promise-pousse-par-le-vent-et-marie-stone-1994\/","title":{"rendered":"Classiques de la SOCAN : \u00abN\u2019importe quoi\u00bb, \u00abTerre promise (pouss\u00e9 par le vent)\u00bb et \u00abMarie-Stone\u00bb (1994)"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-7694\" src=\"https:\/\/uat.socan.com\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/EricLapointe_1994_InStory.jpg\" alt=\"\u00c9ric Lapointe\" width=\"500\" height=\"350\" \/>L\u2019ann\u00e9e\u00a0: 1994. La ville\u00a0: Montr\u00e9al. Le lieu\u00a0: le Hasard, pub en apr\u00e8s-midi et discoth\u00e8que en soir\u00e9e &#8211; \u00a0aujourd\u2019hui disparu &#8211; situ\u00e9 \u00e0 l\u2019intersection des rues Ontario et St-Hubert. Le contexte\u00a0: un artiste et un journaliste de La Presse canadienne pr\u00e9sents au pub \u2013 d\u00e9sert, en milieu d\u2019apr\u00e8s-midi \u2013 qui discutent du premier album de l\u2019auteur-compositeur et interpr\u00e8te qui vient de para\u00eetre.<\/p>\n<p>Face \u00e0 l\u2019auteur de ces lignes, l\u2019artiste dans la jeune vingtaine parle de ses chansons et de ses aspirations avec une ferveur qui rivalise avec sa capacit\u00e9 ph\u00e9nom\u00e9nale de vider une pinte de bi\u00e8re. \u00c7a ne va pas bien pour lui. Le disque n\u2019est \u00e9coul\u00e9 qu\u2019\u00e0 quelques centaines d\u2019exemplaires, les chansons ne \u00abtournent\u00bb pas \u00e0 la radio et les repr\u00e9sentants des grands quotidiens montr\u00e9alais francophones ont tous d\u00e9clin\u00e9 l\u2019invitation de faire une entrevue avec le jeune homme en d\u00e9pit des efforts du repr\u00e9sentant des disques Gamma de l\u2019\u00e9poque, Patrice Duchesne.<\/p>\n<p>Vingt-deux ans plus tard, les choses ont bien chang\u00e9. \u00c9ric Lapointe est une vedette consacr\u00e9e. Il a vendu plus d\u2019un million de disques depuis les d\u00e9buts de sa carri\u00e8re et il a v\u00e9cu la vie de vedette rock comme peu d\u2019artistes l\u2019ont v\u00e9cu au Qu\u00e9bec, toutes g\u00e9n\u00e9rations confondues. <em>N\u2019importe quoi, Terre promise (pouss\u00e9 par le vent),<\/em> et <em>Marie-Stone<\/em>, trois chansons parues sur le disque <em>Obsession<\/em> (Gamma GCD294, 1994) deviendront officiellement des classiques de la SOCAN<strong>*<\/strong> lors du Gala de la SOCAN, le 12 septembre prochain, au M\u00e9tropolis.<\/p>\n<p>Plus de deux d\u00e9cennies apr\u00e8s cette premi\u00e8re rencontre, les deux interlocuteurs reprennent cette discussion de 1994, cette fois, sans filtre, histoire de discuter de la gen\u00e8se du trio de chansons phares.<\/p>\n<p><em><strong>N\u2019importe quoi<\/strong><\/em><\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/suGuppIe7b4\" width=\"420\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>\u00ab Le disque, c\u2019\u00e9tait ma premi\u00e8re production et \u00e7a a dur\u00e9 longtemps, se souvient Lapointe. \u00c7a a dur\u00e9 un an et demi&#8230; On me demandait \u00ab d\u2019\u00e9crire des ballades pour <em>teenagers.<\/em> \u00bb C\u2019est la phrase exacte de Monsieur [Jack] Lazare (le patron de Gamma).<\/p>\n<p>\u00ab \u00c0 l\u2019\u00e9poque, je connaissais d\u00e9j\u00e0 Roger Tabra. On se voyait souvent\u2026 J\u2019\u00e9crivais, mais il n\u2019y avait rien qui plaisait \u00e0 la compagnie de disques. Je commen\u00e7ais \u00e0 \u00eatre au bout du rouleau. C\u2019\u00e9tait aussi le moment o\u00f9 je venais de me s\u00e9parer de Marie-Stone. On y reviendra.<\/p>\n<p>\u00ab C\u2019est l\u00e0 que Tabra m\u2019a dit\u00a0: \u00ab <em>On va te la faire, ta ballade<\/em>. \u00bb Il m\u2019a demand\u00e9\u00a0: <em>\u00ab De quoi veux-tu parler?<\/em> \u00bb J\u2019ai r\u00e9pondu\u00a0: \u00ab <em>N\u2019importe quoi<\/em> \u00bb. \u00a0Il m\u2019a dit\u00a0: \u00ab <em>On a le titre!<\/em> \u00bb C\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re de nombreuses collaborations avec lui. \u00bb<br \/>\n<strong><em>Terre promise (pouss\u00e9 par le vent)<\/em><br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/h4IrdugfMqo\" width=\"550\" height=\"310\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>\u00ab <em>Terre promise<\/em>, je l\u2019ai \u00e9crite \u00e0 16 ans, quand j\u2019ai quitt\u00e9 la maison pour aller dans l\u2019ouest. J\u2019avais le mal du pays. Puis, je l\u2019ai remis\u00e9e dans mes tiroirs. Quand je suis arriv\u00e9 en studio pour faire <em>Obsession<\/em> plusieurs ann\u00e9es plus tard, j\u2019avais une vingtaine de mes compositions \u00a0avec moi.<\/p>\n<p>\u00ab Aldo Nova, qui r\u00e9alisait le disque, en a juste retenu cinq. Pis en plus, il m\u2019a dit d\u2019aller les retravailler\u2026 C\u2019\u00e9tait fou! Je jouais les chansons devant lui et je n\u2019avais m\u00eame pas le temps de me rendre au refrain ou au <em>bridge <\/em>qu\u2019il me disait\u00a0: \u00ab <em>Non, elle n\u2019est pas dessus! <\/em>\u00bb (comme dans\u00a0: pas sur la coche.)<\/p>\n<p>\u00ab C\u2019est l\u00e0 que j\u2019ai fouill\u00e9 dans mes tiroirs et que j\u2019ai ressorti <em>N\u2019importe quoi<\/em>. Celle-l\u00e0, je n\u2019\u00e9tais pas rendu au refrain qu\u2019il m\u2019a dit\u00a0: \u00ab <em>Celle-l\u00e0, elle est dessus !<\/em> \u00bb. Aldo avait rep\u00e9r\u00e9 le <em>hook<\/em>. C\u2019est un peu gr\u00e2ce \u00e0 lui que cette chanson a vu le jour.<\/p>\n<p>\u00ab C\u2019est ironique. J\u2019ai \u00e9crit \u00e7a \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 16 ans et j\u2019en ai maintenant 46. C\u2019est une chanson tr\u00e8s symbolique pour moi. Je ne peux pas faire un show sans la chanter. <em>N\u2019importe quoi<\/em>, \u00e0 un moment, je l\u2019ai laiss\u00e9e dans la garde-robe durant cinq ans. Et quand je l\u2019ai ressortie, elle \u00e9tait devenue une chanson souvenir nostalgique. Je ne peux pas faire \u00e7a avec <em>Terre promise.<\/em> Et puis, elle vieillit bien. \u00bb<\/p>\n<p><em>&#8211; C\u2019est normal, non? Sur la version originale de 1994, elle commence avec une guitare acoustique tr\u00e8s discr\u00e8te.\u00a0 C\u2019est intemporel. D\u2019ordinaire, c\u2019est un gage de long\u00e9vit\u00e9.<\/em><\/p>\n<p>\u00ab Une chanson, si tu n\u2019es pas capable de l\u2019interpr\u00e9ter guitare-voix ou piano-voix, ce n\u2019est pas une chanson. Apr\u00e8s, tu peux la faire comme tu veux, en country, en jazz ou m\u00eame en heavy m\u00e9tal \u00bb.<\/p>\n<p><em><strong>Marie-Stone<\/strong><\/em><\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/bTQ7AYx0Kpc\" width=\"550\" height=\"310\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>\u00ab Marie-Stone, c\u2019\u00e9tait Marie-Pier. Ma blonde. C\u2019\u00e9tait aussi ma premi\u00e8re grande peine d\u2019amour. Quand j\u2019essayais d\u2019\u00e9crire <em>N\u2019importe quoi<\/em>, je venais de passer d\u2019un six et demi \u00e0 Outremont \u00e0 un trois et demi dans le centre-sud. Sans matelas.<\/p>\n<p>\u00ab Marie-Pier, elle fumait du pot. D\u2019o\u00f9 l\u2019appellation <em>Marie-Stone<\/em>. Mais ce n\u2019\u00e9tait pas une danseuse, contrairement \u00e0 ce que tout le monde pense. C\u2019\u00e9tait une fille qui faisait une ma\u00eetrise. \u00bb<\/p>\n<p><em>&#8211; Ind\u00e9pendamment de la qualit\u00e9 de la chanson, il faut admettre que dans ce cas, le clip (une danseuse sulfureuse dans un club surchauff\u00e9 de gars bourr\u00e9s) explique en partie le succ\u00e8s de la chanson.<\/em><\/p>\n<p>\u00ab Le clip a \u00e9t\u00e9 fait par Alain DesRochers et Podz, qui sont maintenant deux cin\u00e9astes r\u00e9put\u00e9s. On ne pouvait pas rater notre coup. Dans ce temps-l\u00e0, tout le monde \u00e9tait branch\u00e9 sur Musique Plus. Les radios avaient refus\u00e9 <em>Terre promise<\/em>. CKOI a mis plus d\u2019un mois avant de la jouer. Guy Brouillard (le directeur musical) n\u2019en voulait pas. Mais quand Musique Plus a fait jouer <em>Marie-Stone<\/em> en rotation double, les radios n\u2019ont pas eu le choix d\u2019embo\u00eeter le pas. Musique Plus venait de donner un coup de pied pour partir la machine. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Est-ce c\u2019\u00e9tait une question d\u2019image? Je ne sais pas. \u00c9coute\u2026 J\u2019ai m\u00eame \u00e9t\u00e9 refus\u00e9 \u00e0 l\u2019Empire des Futures Stars (<em>NDLR<\/em> d\u00e9funt concours li\u00e9 \u00e0 CKOI). Mes deux d\u00e9mos \u00e9taient pourtant <em>Terre promise<\/em> et <em>Marie-Stone<\/em>. Et quatre ans plus tard, j\u2019\u00e9tais le pr\u00e9sident du jury de l\u2019Empire des Futures Stars (rires). \u00bb<\/p>\n<p><em>&#8211; Et quelle est la diff\u00e9rence entre le \u00c9ric Lapointe des d\u00e9buts et celui d\u2019aujourd\u2019hui, hormis l\u2019\u00e9vidence de l\u2019\u00e2ge?<\/em><\/p>\n<p>\u00ab C\u2019est \u00e7a. Je suis plus vieux, je suis un p\u00e8re et je me suis calm\u00e9. Mais J\u2019ai toujours la m\u00eame passion qu\u2019\u00e0 l\u2019adolescence, surtout quand vient le temps de monter sur une sc\u00e8ne. Et j\u2019ai toujours le m\u00eame trac. C\u2019est sain. Et puis, c\u2019est un privil\u00e8ge de toucher la vie des gens et de chanter encore devant des salles pleines avec une bouteille de scotch pas loin. \u00bb<\/p>\n<p><strong>*<\/strong><em> Pour devenir un Classique de la SOCAN, une chanson doit avoir \u00e9t\u00e9 entendue plus de 25 000 fois \u00e0 la radio canadienne depuis son lancement il y a au moins 20 ans.<\/em><\/p>\n<p><em>Terre promise (pouss\u00e9 par le vent) <\/em>et <em>Marie-Stone<\/em><br \/>\n\u00c9ric Lapointe \/ St\u00e9phane Campeau \/ St\u00e9phane Tremblay \/ Adrien Claude Bance<br \/>\nAvenue \u00c9ditorial \/ Les \u00c9ditions Gamma lt\u00e9e. \/ Les \u00c9ditions Clan d\u2019Instinct inc.<\/p>\n<p><em>N\u2019importe quoi<br \/>\n<\/em>\u00c9ric Lapointe \/ Roger Tabra \/ Aldo Nova<br \/>\n\u00c9ditions Bloc-Notes \/ \u00c9ditorial Avenue \/ Les \u00c9ditions Gamma lt\u00e9e. \/ Les \u00c9ditions Clan d\u2019Instinct inc. \/ Aldo Nova inc.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9ric Lapointe se rem\u00e9more la gen\u00e8se de ces trois chansons<\/p>\n","protected":false},"author":0,"featured_media":151588,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[97],"tags":[],"class_list":["post-151587","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-non-categorise"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/151587","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=151587"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/151587\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/151588"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=151587"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=151587"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/uat.socan.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=151587"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}